VÉLO ET SANTÉ : TANDEM GAGNANT !

29/03/2019

D’après la Fédération française des Usagers de la Bicyclette, deux nouvelles études parues en mars et avril 2018 viennent s’ajouter aux nombreux documents scientifiques sur le vélo et la santé.

Comme toute activité physique régulière, le vélo est bénéfique au système cardio-vasculaire, aux poumons, à l’attention, au moral, à la mémoire, réduit les risques de cancer, d’accident vasculaire cérébrale, prévient le surpoids, l’ostéoporose, augmente les défenses immunitaires face aux infections saisonnières.

Dans l’étude parue en mars 2018, les auteurs (Duggal et al.) ont mis en évidence l’incroyable jeunesse du profil immunitaire de cyclistes réguliers seniors (âgés entre 55 et 79 ans). 

La deuxième étude (Mueller, 2018), est une évaluation de l’impact sur la santé. L’influence de l’augmentation des réseaux cyclables dans les principales villes d’Europe a été calculée. Les résultats confirment ceux de travaux précédents : la balance bénéfices-risques est très favorable à l’utilisation du vélo par rapport à la voiture. (Nick Cavill & Dr Adrian Davis, 2007 ; Rojas-Rueda et al, 2011 ; OMS, 2014).

Les différentes équipes de scientifiques concluent que les politiques d’incitation à des déplacements en modes davantage actifs (marche, vélo) sont des opportunités importantes pour l’amélioration de la santé publique et pour la réduction des morts prématurés évitables. Le vélo est un moyen de conserver une bonne santé en faisant de l’activité physique mais aussi un moyen de transport propre.

L’ADEME en 2014 pointait le trafic routier comme l’un des secteurs prioritaires d’action pour améliorer la qualité de l’air. Sur le site du gouvernement français, on peut lire que 48 000 personnes décèdent prématurément chaque année en France des conséquences de la pollution de l’air extérieur (9% de la mortalité). L’Agence Européenne pour l’environnement et l’ADEME font aussi état d’inégalité face à la pollution de l’air. Les populations urbaines sont les plus exposées.

La marge de progression est importante. En France, dans les agglomérations, une part très importante des déplacements en voiture font moins de 3 km et la part des trajets effectués en vélo est très faible.

L’OMS (Organisation mondiale de la Santé), depuis 2014, évoque la promotion des modes actifs comme d’une approche gagnant-gagnant par une amélioration de la santé des utilisateurs et par les effets positifs sur l’environnement surtout s’il remplace la voiture sur des courts trajets. La marche et le vélo peuvent facilement intégrer les emplois du temps chargés des gens que l’exercice de loisir. Ces activités physiques sont aussi davantage praticables pour les personnes pour lesquelles le sport n’est pas réalisable en raison de limitation physiques ou pour des raisons économiques, sociales et culturelles.